Hommage à Michel Piccoli


Hommage à Michel PiccoliÉdition 40

Michel Piccoli ou l'infinie métamorphose

Évoquer Michel Piccoli, c'est convoquer tout un monde : il représente la quintessence de l'acteur tant sur les planches que devant la caméra, il donnait l'impression de tout pouvoir jouer, tour à tour charmeur, roublard, diabolique, calculateur, énigmatique, troublant… Quatre fois nommé mais jamais césarisé, honoré de deux Molière et de prix dans de nombreux festivals (dont Cannes) ses choix nous interpellent : quoi de commun entre La grande bouffe et Habemus Papam ?

De 1945 à 2015, il a joué dans plus de deux-cents films, sans compter les œuvres télévisuelles (le Dom Juan de Marcel Bluwal a marqué à jamais les esprits comme l'exemple jamais dépassé d'une certaine télévision de qualité), il faut y ajouter les films qu'il a lui-même réalisés (deux courts-métrages et deux longs-métrages) sans parler des deux livres qu'il a co-écrits avec des amis (Alain Lacombe puis Gilles Jacob). La prolificité de cette carrière exceptionnellement longue a de quoi désorienter, d'autant que Michel Piccoli a toujours manifesté une absolue liberté dans ses choix (« je préfère les prototypes aux séries » disait-il) et une royale indifférence quant à leurs conséquences. L'homme, lui-même très pudique, se livrait peu et fournissait peu de clés pour comprendre ses choix ce qui permit aux exégètes de gloser, et sur ces choix et sur son jeu. Beaucoup fut écrit sur ce sujet et il n'est pas question ici de dire une nouvelle fois ce qui a déjà été dit et redit ; s'il paraît nécessaire néanmoins de parler du matériau strictement cinématographique, on tâchera de le décrypter à la lumière de ce que fut l'homme pour souligner sa remarquable cohérence ; pour ce faire, nous serons amenés à évoquer quelques moments-clés de sa vie, susceptibles d'éclairer ses choix d'oeuvres ou de jeu, sans toutefois nous aventurer dans la sphère protégée des secrets intimes.

Point n'est besoin d'être psychanalyste pour souligner l'importance capitale de l'enfance, celle de Michel Piccoli orientera toute sa vie, qu'il nous soit permis d'en dire quelques mots. Il a été maintes fois souligné que, né d'un couple de musiciens quelque peu désargenté, Michel Piccoli fut d'emblée un « enfant de remplacement » conçu pour pallier la perte précoce d'un frère aîné laissant sa mère inconsolable ; la présence de ce petit fantôme écrasait l'enfant qui, de plus, n'avait pas de lieu à lui, dormant sur le canapé du salon dans lequel sa mère donnait ses cours de piano, cette configuration donnait à l'enfant l'impression d'être invisible et mal aimé de parents fort occupés par ailleurs. Il se retira en lui-même (seul lieu inaccessible), devint mutique, le spectateur des autres et de sa propre vie. Ses parents, plus attentifs qu'il l'imaginait, comprirent qu'il y avait un problème et tentèrent des internats « pour enfants difficiles ». Si la première expérience fut un échec, la seconde, près de Compiègne, le révéla à lui-même. Non conventionnel, cet internat où l'enseignement tenait peu de place mais les sports, les arts et les sorties culturelles la plus grande part de l'emploi du temps, le transforma. Une telle scolarité coûtait fort cher, mais la famille maternelle appartenant à la grande bourgeoisie industrielle y pourvoira. C'est dans cet internat que Michel Piccoli eut « la révélation » : sur scène pour une représentation scolaire, il constata, pour la première fois de sa vie, qu'il était regardé et écouté d'une foule d'adultes composant le public. La puissante impression que lui fit cette expérience influença durablement sa vie.

La guerre mit fin à cette parenthèse enchantée, le retour dans sa famille fut néanmoins de courte durée ; l'enfant fut mis en sécurité au bord de la Loire puis chez un oncle et une tante paternels près de Tulle. Ceux-ci, généreux, accueillaient largement les réfugiés et c'est là, nous dit Piccoli, que « j'ai compris ce qu'était un juif » en voyant un homme pleurer. Cette première impression sera confortée jusqu'à la révolte, viscérale, contre l'antisémitisme lorsqu'il réintégra l'appartement parisien près du Vel d'Hiv&8230;

Après la guerre, Piccoli décide d'embrasser une profession artistique et, c'est décidé, ce sera le théâtre. Après des cours (Bauer-Thérond puis Simon), il se jette avec frénésie dans la carrière théâtrale ; il multiplie les rôles et les contrats, souvent de courte durée et, surtout, il intègre l’équipe du Théâtre de Babylone fondé et dirigé par un homme aux convictions mondialistes et sociales chevillées au corps. Jean-Marie Serreau, père de Coline et ami d'Aimé Césaire et de Kateb Yacine, a fondé une coopérative ouvrière dans laquelle chacun est appelé à jouer, certes sur scène, mais aussi tous les rôles qu'exige un théâtre (caissier, ouvreur, machiniste&8230;). Il joue les pièces d'avant-garde, celles qui sont refusées ailleurs : Ionesco, Beckett (c'est là que fut créée la pièce En attendant Godot refusée partout ). Dans ce creuset tant idéologique qu'artistique se forgent les convictions de Michel Piccoli. Croulant sous les dettes, le Théâtre de Babylone est contraint de fermer en 1954… Mais Michel Piccoli, s'il reste fermement attaché au théâtre, a déjà goûté au cinéma ; en cette année 1954 il a déjà tourné une douzaine de films aux destins divers, avec Christian-Jaque (le premier à le faire tourner), Louis Daquin, Jean-Paul le Chanois, Jean Delannoy et quelques autres… Il a même tourné un court-métrage pour la CGT.

Jusque là, les engagements de Piccoli se font au petit bonheur la chance. Il court le cachet, mais bientôt des rencontres vont décider de l'orientation de sa carrière, car, s'il ne s'épanche pas, Piccoli est un sensible, un affectif et il est d'une fidélité inébranlable en amitié. En 1956, une rencontre décidera d'une partie de sa carrière, celle de Luis Buñuel pour La mort en ce jardin, dont les dialogues sont de Raymond Queneau ; beaucoup de point communs unissent les deux hommes : l'athéisme et le goût de la provocation, une superbe indifférence au qu'en dira-t-on. Aussi est-ce sans hésiter que Piccoli fit preuve d'audace pour décrocher un rôle dans ce film, audace bien reçue puisque Buñuel transforma le rôle du père Lizardi pour lui. Le film de la période mexicaine, est de facture assez classique, néanmoins on y retrouve les thèmes récurrents du cinéaste et, ça et là, des allusions à son œuvre (des fourmis et un œil crevé par exemple, référence explicite à Un chien andalou). Ce premier film avec Buñuel sera suivi de cinq autres.

Les années 50 furent très riches d'un point de vue cinématographique puisque ce ne sont pas moins de vingt-cinq films que tourne Michel Piccoli, tous genres et formats confondus. Mais les années 60 furent plus riches encore : quarante-neuf films tournés ! Il va de soi que nous ne pouvons en faire le tour, juste nous attarder sur quelques uns qui méritent attention. Avec une mention spéciale à La chevelure tournée par Ado Kyrou d'après une nouvelle de Maupassant, ce court-métrage fantastique de dix-neuf minutes repose entièrement sur Piccoli qui joue le rôle d'un homme tombé amoureux d'une chevelure jusqu'à en être obsédé et fantasmer, jusqu'à la folie, la femme à laquelle elle a appartenu. Les longs-métrages tournés dans ces années-là rendent compte du caractère éclectique des intérêts de Michel Piccoli : Le doulos (1962) de Jean-Pierre Melville d'abord. Melville et Piccoli s'entendaient bien, pourtant ce fut leur seule collaboration ; est-ce le fait qu'il partageait l'affiche avec Belmondo, Reggiani et Desailly comme cela se murmure ? Ou plutôt parce que Melville réglait toute la mise en scène au millimètre ne laissant aucune marge de manœuvre à ses acteurs alors que l'on sait que Piccoli aimait marquer ses rôles de son empreinte (par le jeu mais aussi le costume ou l'aspect physique). Le journal d'une femme de chambre (1963) de Buñuel, Compartiment tueurs de son ami Costa-Gavras dont l'esthétique est novatrice pour l'époque (1965) : image en noir et blanc, rythmé par un montage très vif, jeux de reflets (miroirs, vitres)… et un casting prestigieux lui assurèrent un succès international. En 1965 encore, le film franco-américain de René Clément Paris brûle-t-il ? qu'on ne présente plus consacre l'aura internationale de Michel Piccoli. En 1965 toujours, il tourne avec Alain Resnais un film d'après le récit autobiographique de Jorge Semprún : La guerre est finie (d'après la déclaration de Franco à l'issue de la guerre civile en Espagne). On retrouve ici les affinités politiques de Piccoli. Semprún déclare à propos du film : « L'un des thèmes principaux du film est justement la critique du mot d'ordre de grève générale conçu comme simple expédient idéologique, davantage destiné à unifier religieusement la conscience des militants qu'à agir sur la réalité ». Une critique que l'on peut encore méditer. Et puis, bien sûr, n'oublions pas Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy, où, affublé d'un nom qui suscite l'hilarité : Monsieur Dame, il remet en cause les poncifs de la masculinité avec beaucoup de délicatesse. Mais en 1963, Piccoli avait tourné avec Jean-Luc Godard le film qui allait lancer sa carrière, ne serait-ce que par la grâce de ses partenaires Fritz Lang et Brigitte Bardot, alors au faîte de sa gloire. J'ai nommé Le mépris. Être le partenaire de la star lui a assuré une notoriété immédiate. Dorénavant le grand public, pas nécessairement cinéphile, connaissait Michel Piccoli qui a endossé avec talent le costume de l'anti-héros, en but au mépris de sa femme, imaginé par Alberto Moravia.

La décennie suivante fut tout aussi riche en films et s'il reste fidèle à Buñuel, et tourne avec Chabrol, ces années furent marquées de nouvelles rencontres. D'abord Claude Sautet, dont il fut l'alter ego au cinéma, symbolisant le français des classes moyennes des années 70. Nous vous avions présenté en 2012 Max et les ferrailleurs, où l'ambition de l'inspecteur de police Max (Piccoli) l'amène à trahir la confiance placée en lui et cause la mort d'un homme, la mise en danger de la femme qu'il aime et l'emmenera loin, très loin… À cette époque, Marco Ferreri cause un gigantesque scandale par La grande bouffe (dialogué par Francis Blanche). Ce film rabelaisien a suscité colère et dégoût tant dans le public que parmi le jury, rappelons que Ingrid Bergman, présidente du jury, unit dans une même opprobre deux des trois films français présentés : La maman et la putain de Jean Eustache et La grande bouffe de Marco Ferreri « les plus sordides et les plus vulgaires du Festival ». Le triomphe des excrétions corporelles semble alors inacceptable dans une France corsetée.

Mais il est un film qui, loin du scandale public, fut tout simplement invisibilisé. Encore aujourd'hui, beaucoup le mentionnent, voire parlent de lui, sans l'avoir vu. Ce film, c'est Themroc (1973) de Claude Faraldo, un étrange ovni sans dialogue, ponctué de grognements et de borborygmes. Ce film, solaire et puissant, est une véritable explosion, une mise en cause radicale de notre mode de vie. De quoi s'agit-il ? Un ouvrier (joué par Michel Piccoli) à la vie monotone, opprimée, soumise (à sa mère, aux petits chefs, au train-train d'un travail qui ne rime à rien) et aux fantasmes inassouvis, soudain se révolte et dynamite littéralement l'ordre social, familial. Les pandores qui sont au service de l'ordre dominant et de l'autorité l'apprendront à leurs dépends ; le patriarcat, le capitalisme et avec lui le salariat, la loi et l'ordre, tout est subverti et c'est contagieux ! À la suite de l'ouvrier, les femmes (à l'exception de la mère) mènent la danse ; c'est jubilatoire et authentiquement révolutionnaire, dans l'esprit de 68. L'esprit d'une liberté absolue que la famille, le travail et les tabous sexuels empêcheraient de s'exprimer.

 

Le rythme se ralentit les décennies suivantes (trente-quatre dans les années 80, trente-cinq dans les années 90 et vingt-huit dans les années 2000) et les films étant plus connus, on s'y attardera moins. Notons cependant que la décennie 80 est celle où il engage plus encore sa personne et ses biens jusqu'à devoir vendre son appartement pour éponger ses dettes, suite à la production du film Le général de l'armée morte de Luciano Tovoli. Le cercle des réalisateurs pour lesquels il tourne s'élargit encore et il tourne avec Youssef Chahine Adieu Bonaparte (1985). Il y joue le rôle de Cafarelli, un savant qui cherche à comprendre la civilisation égyptienne et à s'opposer aux destructions causées par la guerre. Il rencontre un poète résistant à la présence française, Ali et son jeune frère… Le propos de ce film ne fut pas toujours compris au grand dam de Chahine. Piccoli tourne aussi avec des jeunes peu connus encore (Carax) ou pour un cachet symbolique. Là où certains assouvissent par ce métier, leur goût du lucre, lui n'attache d'importance à l'argent que par ce qu'il lui permet de faire : aider des causes ou des gens. Les années 90 le verront passer de l'autre côté de la caméra pour réaliser un vieux rêve, tourner ses propres films ; des films de son propre aveu « bizarres », tels La plage noire (d'après F. Maspéro), film étrange relatant l'exil d'un ressortissant d'un pays totalitaire. Tout contribue à créer une atmosphère inquiétante : la lumière, les lieux vides, font naître le malaise… Il appartient à ces « films bizarres » qu'il a réalisés. Dans les années 2010, il tournera encore six films dont le magnifique Habemus papam de Nanni Moretti, tout en subtilité, en retenue, en finesse avec néanmoins de belles respirations poétiques ou humoristiques.

Cette sélection est forcément subjective mais que retenir d'un choix aussi large ? Y a-t-il un fil conducteur dans cet éclectisme ? Il nous semble que ce fil, c'est l'homme, écorché vif, profondément révolté par toutes les formes d'injustices et de discriminations. Donnant beaucoup de sa personne, inébranlable dans ses convictions comme dans ses amitiés. Il était d'autant plus sensible à l'injustice que ses ancêtres maternels, grands industriels avaient amassé une fortune colossale grâce à la fabrication de la céruse ou blanc de plomb, qui causera malformation et mort tant chez les ouvriers que parmi tous ceux qui utiliseront ou manipuleront ce dangereux composant de peintures. Le grand-père, industriel solidement implanté en politique, retardera autant qu'il peut l'interdiction de ce poison. Ce grand-père (le père de sa mère), qu'il n'a pas connu, représente tout ce qu'il exècre : cette cupidité qui ne recule devant rien lui fait horreur, suscite en lui « un rejet instinctif », de là, peut-être, ce choix d’interpréter des patrons manipulateurs (Une étrange affaire), sadiques (Que les gros salaires lèvent le doigt), sans scrupules (Le sucre), des flics solitaires (Max et les ferrailleurs). Il endosse aussi le rôle du médecin jadis idéaliste à qui la réussite a fait perdre ses valeurs (Vincent, François, Paul et les autres). Lui qui a réussi, habite un hôtel particulier mais soutient financièrement et de son amitié la Ligue Communiste Révolutionnaire et ses membres. L'homme était conscient des paradoxes de sa situation, paradoxes qu’un jeune Michel Boujenah de 20 ans va pointer dans l'émission « Court-circuit » face à un Michel Piccoli qui, mal à l'aise, le reconnaît : « Mais que faire ? Changer de métier ? ».

Celui qui assume ses contradictions y échappe en même temps par la grâce du cinéma qui lui permet de connaitre plusieurs vies, il le reconnaît explicitement : « J'ai eu plusieurs vies ou j'ai joué à avoir plusieurs vies, j'ai fait des choses bizarres car j'aime les bizarreries de la vie et j'essaie de ne pas encombrer les autres avec mes bizarreries ». Cette volonté de ne pas « encombrer les autres » relève de cette discrétion et cette courtoisie exquise dont il ne se départit jamais. Pudique, besogneux et inquiet, il est constamment à l'écoute des autres et de ses partenaires. Ce qui ne l'empêche pas d'être parfois facétieux. Il reconnaît, « il faut être farceur pour être acteur » et dès lors on comprend sa souveraine indifférence face à la bronca déclenchée par La grande bouffe. Il refuse la solennité de la grand messe culturelle, inquiet certes, de bien servir le texte, mais pas guindé et encore moins soucieux de plaire. Ce qui compte, c'est l'imaginaire où tout est permis : « Tout individu assume son quotidien et, en même temps, cultive son imaginaire, d'où l'importance de l'éclat de rêve ou de délire dans le regard qu'on pose sur sa vie ou sur ses proches ». « Le cinéma, c'est filmer l'imaginaire des personnages qu'on voit évoluer » dit Piccoli de ses propres films. Et l'imagination voilà la grande subversion, car Piccoli porte un regard très pessimiste sur le monde, lui qui soutient Amnesty International, le Mouvement pour la Paix, la LCR puis le PC et enfin le PS, soupire : « la politique est infestée d'un sida moral. La planète est achetée par des gangsters qui dirigent le monde : la mondialisation ». Il est révolté par « la destruction de toutes les politiques, les philosophies, etc. Par la machinerie banquière, guerrière que nous ne soupçonnons pas et qui nous endort. La télévision enconnardise le monde entier endormi dans le confort de l'achat avec l'éblouissement du crédit qui les endette pour le reste de leur vie ».

Là est la clé de ses choix et de ses amitiés : la culture, le cinéma, l'imaginaire peuvent nous déciller les yeux et nous faire toucher du doigt qu'autre chose est possible ; même les paisibles bourgeois de Sautet ont leurs failles, leurs lâchetés, leurs compromissions. Le cinéma de Piccoli est un cinéma moral qui nous invite à voir le monde tel qu'il est et à l’imaginer tel qu'il devrait être.

Anne Marie Poucet.

En partenariat avec le Festival La Rochelle Cinéma.

Filmographie sélective
1955 French Cancan de Jean Renoir • 1956 Les sorcières de Salem de Raymond Rouleau • 1956 La mort en ce jardin de Luis Buñuel • 1960 Le bal des espions de Michel Clément • 1962 Le doulos de Jean-Pierre Melville • 1963 Le mépris de Jean-Luc Godard • 1964 Le journal d'une femme de chambre de Luis Buñuel • 1965 Compartiments tueurs de Costa-Gavras • 1966 Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy • 1967 Belle de jour de Luis Buñuel • 1968 Dillinger est mort de Marco Ferreri • 1969 La voie lactée de Luis Buñuel • 1969 L'étau de Alfred Hitchcock • 1970 Les choses de la vie de Claude Sautet • 1971 Max et les ferrailleurs de Claude Sautet • 1973 Themroc de Claude Faraldo • 1973 La grande bouffe de Marco Ferreri • 1974 Le fantôme de la liberté de Luis Buñuel • 1974 Vincent, François, Paul et les autres de Claude Sautet • 1975 7 morts sur ordonnance de Jacques Rouffio • 1977 Cet osbcur objet du désir de Luis Buñuel • 1978 Le sucre de Jacques Rouffio • 1980 Atlantic City de Louis Malle • 1981 Espion lève-toi de Yves Boisset • 1981 Une étrange affaire de Pierre Granier-Deferre • 1985 Adieu Bonaparte de Youssef Chahine • 1990 Milou en mai de Louis Malle • 1991 Les équilibristes de Nikos Papatakis • 1991 La belle noiseuse de Jacques Rivette • 1994 Les Cent et Une Nuits de Simon Cinéma de Agnès Varda • 2000 Les acteurs de Bertrand Blier • 2001 Je rentre à la maison de Manoel de Oliveira • 2001 Intervention divine de Elia Suleiman • 2011 Habemus papam de Nanni Moretti • 2012 Vous n'avez encore rien vu de Alain Resnais • 2012 Holy Motors de Leos Carax • 2012 Les lignes de Wellington de Raoul Ruiz et Valeria Sarmiento

En gras, les films qui seront projetés dans le cadre de cet hommage.


Do NOT follow this link or you will be banned from the site!