DE Ulrike Ottinger — Germany Avec invitéSébastien Dault

Un personnage excentrique, ne subissant ni la loi du temps ni celle de l’éphémère, réalise le vieux rêve de l’androgyne en parcourant le monde ... · An eccentric character, subject neither to the law of time nor that of the ephemeral, realizes the old dream of the androgyne by traveling the world...

Freak Orlando L’histoire

Sous la forme d'un "petit théâtre du monde", une histoire du monde de ses débuts à nos jours, incluant les erreurs, l'incompétence, la soif de pouvoir, la peur, la folie, la cruauté et la banalité, en une histoire de cinq épisodes.

In the form of a "small theater of the world“, a history of the world from its beginnings to our day, including the errors, the incompetence, the thirst for power, the fear, the madness, the cruelty and the commonplace, in a story of five episodes.

L’avis du festival

Freak Orlando est à l’image de sa réalisatrice : hybride. Ulrike Ottinger est une grande cinéaste certes mais en premier lieu une artiste plasticienne et photographe. A l’instar du personnage principal, elle est une voyageuse, qui arpente le monde autant que les genres, se nourrissant de références multiples. Freak Orlando est un objet étrange, mystérieux, par lequel il faut se laisser emporter, face auquel il faut s’abandonner. La figure d’Orlando est tiré du roman éponyme de la grande écrivaine féministe Virginia Woolf, personnage immortel qui traverses les époques, tour à tour homme et femme. Une biographie qui manie réalité et imaginaire, inspirée de la romancière Vita Sackville-West, amante de Virginia Woolf. On retrouve ce caractère anti-patriarcal, ce manifeste lesbien, ce trouble dans le genre dans les aventures cinématographiques d’Orlando, personnage qui traverse les genres, le temps, l’espace. Personnage qui se fait témoin des extravagances humaines, de ses cruautés, ses intolérances, sa tyrannie. Ulrike Ottinger nous entraîne dans un imaginaire foisonnant et convoque des registres iconographiques riches, du médiéval au cuir/queer. La robe à paillettes surgit de nombreuses fois, détournée, se jouant des codes habituels de la féminité à laquelle on l’assigne bien souvent, loin du male gaze, emparée par un autre regard, parant tous les corps, tous les genres. Le film est aussi une célébration de ses comédiennes, avec la fascinante Delphine Seyrig, actrice de toutes les métamorphoses (que l’on retrouve en vampire lesbienne dans Les Lèvres rouges), au diapason des transformations de la grande Magdalena Montezuma, icône adorée de Dorothy dans le dernier films d’Alexis Langois.

Marie-France Aubert, directrice artistique

La durée

126‘
Fiction
Long métrage
VOSTFR
Germany · 1981 · Couleur

Scénario Ulrike Ottinger · Photographie Ulrike Ottinger · Montage Dörte Völz-Mammarella · Production Renée Gundelach, Sibylle Hubatschek-Rahn · Avec Magdalena Montezuma, Hans Langerschlanger, Delphine Seyrig, Eddie Constantine, Albert Heins

Contact distribution Carsten Zimmer

En partenariat

Les projections
Les projections (Ă©dition en cours)
42
14 November 2022

En présence de • Sébastien Dault

14:00 > 16:21
Friday11

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