DE Alina Marazzi — Italy

La réalisatrice Alina Marazzi utilise des films de famille et extraits de journaux pour reconstituer la vie de sa mère, décédée alors qu'Alina avait sept ans. · Director Alina Marazzi uses home videos by her grandfather and diary excerpts to reconstruct the life of her mother, who died when Alina was seven years old.

Juste une heure toi et moi (Un’ora sola ti vorrei) L’histoire

Ma mère est née en 1938 et est décédée en 1972, quand j'avais 7 ans. Je n'ai pas beaucoup de souvenirs d'elle, mais j'ai toujours su que toute la mémoire visuelle de ma famille était enfermée dans un placard de la maison de mes grands-parents. Ce placard contenait de vieilles boîtes de films, des films amateurs en 16 mm que mon grand-père a tournés entre 1926 et les années 70. Ce n'est qu'après de nombreuses années, en tant que femme adulte, que j'ai osé regarder pour la première fois ces films, avec une grande curiosité et une forte émotion, en particulier ceux marqués d'un « L », l'initiale du nom de ma mère : Liseli. Comme par magie cette personne mystérieuse et inconnue projetée sur l'écran devant moi semblait vivante. En une seconde, j'ai été renvoyé dans le passé, au temps où vivait ma mère. Ma mère, que j'avais très peu connue et surtout oubliée. Le film commence par la prise de son d'un disque 45 tours avec la vraie voix de ma mère qui me parle ; il continue d'entremêler les lectures de lettres et de journaux intimes rédigés par ma mère et celle de rapports médicaux d'hôpitaux où ma mère a passé plusieurs périodes. A travers ces mots, il est possible de reconstruire toute sa vie dans les différentes époques : enfance, amour, famille, maladie, malaise existentiel.

My mother was born in 1938 and died in 1972, when I was 7 years old. I don’t have many memories of her, but I’ve always known that the whole visual memory of my family was locked inside a closet in my grandparent’s home. This closet contained old film boxes, amateur 16mm films that my grandfather shot between 1926 and the 70s. It was only after many years, as a grown up woman, that I dared look at those films for the first time, with great curiosity and strong emotion, especially those marked with an “L”, the initial of my mother’s name: Liseli. As if by magic that mysterious and unknown person projected on the screen in front of me seemed alive. In just a second I was thrown back to the past, in the time when my mother lived. My mother, whom I had known very little and forgotten for the most. The film starts with the sound recording of a 45 rpm record with the real voice of my mother talking to me; it goes on interweaving readings of letters and private journals written by my mother and that of medical reports from hospitals where my mother spent several periods. Through those words it is possible to reconstruct her whole life in the different times: childhood, love, family, illness, existential malaise.

L’avis du festival

Le cinéma a le pouvoir de ranimer les fantômes et Alina Marazzi le fait avec une grâce particulièrement poignante. C’est une chanson populaire, mélancolique qui convoque en elle et en nous le souvenir de sa mère, Luisa Marazzi Hoepli, disparue alors que la réalisatrice était enfant. Plus qu’un souvenir, c’est une présence palpitante et palpable qu’elle parvient à allumer sur l’écran. Elle mène une enquête intime, se penchant sur ce drame familial, le suicide de sa mère, en plongeant dans les images d’archives familiales. Les films pris par son grand-père au cours de la vie de Luisa résonnent ou se complètent par la lecture des journaux intimes de cette femme. Son désespoir sert le cœur et ses mots vibrants trouvent en nous un écho qui nous surprend, abordant des questions si actuelles : la difficulté d’être une femme dans notre société, de rassembler son identité de femme et celle d’une mère et d’une épouse, les questionnements face au couple, des réflexions sur le polyamour… Cette femme d’une autre époque, grâce au travail de montage sensible et puissant d’Alina Marazzi, parle aux spectateur.ice.s d’aujourd’hui et nous bouleversent.

Marie-France Aubert, directrice artistique

La durée

55‘
Documentaire
Long métrage
VO(it)VOSTFRVOST(fr)
Tous publics / U - Universal / G
DCP2K
Italy · 2002 · Couleur & N/B

Scénario Alina Marazzi · Montage Ilaria Fraioli · Son Benni Atria, Remo Ugonelli, Alessandro Feietti · Production Gianfilippo Pedote, Alina Marazzi, Francesco Virga, Giuseppe Piccioni

Contact distribution Gianfilippo Pedote Contact producteur Gianfilippo Pedote Distributeur international RoCo films

Pays de co-production Switzerland · Voix additionnelles Alina Marazzi · Lieu de tournage montage film based on archives shot mainly in Milan

La filmographie
  • 2020 To cut is to think CM
  • 2016 Anna Piaggi, una visionaria nella moda DOC
  • 2014 Confini (Borderlands) DOC
  • 2013 Tutto parla di te (All about you) LM
  • 2007 Vogliamo anche le rose (We want roses too) DOC
  • 2005 Per Sempre (Forever) DOC
Les projections
Les projections (Ă©dition en cours)
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15 November 2022

19:00 > 20:35
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