DE Dominique Cabrera — France

Au cœur de la grève de 1995, Nadia s'enfonce dans la nuit. Un récit intime et tendre rempli de lumière et de chaleur humaine. · At the heart of the 1995 strike, Nadia sinks into the night. An intimate and tender story fills with human light and warmth.

Nadia et les hippopotames L’histoire

Novembre - Décembre 1995. La France est paralysée par la grève des transports. Les parisiens, victimes d'embouteillages monstrueux, affrontent l'hiver à pied ou à vélo. Une jeune femme, Nadia, vit du R.M.I. Elle est depuis six mois la mère de Christopher. Un jour, elle croît reconnaître le père de l'enfant dont elle est sans nouvelle, dans un reportage du journal télévisé tourné Gare d'Austerlitz sur les cheminots grévistes. Elle décide de partir à sa recherche.

November - December 1995. France is paralyzed by the transport strike. Parisians, victims of monstrous traffic jams, face winter on foot or by bike. A young woman, Nadia, lives on the R.M.I. She has been Christopher's mother for six months. One day, she thinks she recognizes the father of the child of whom she has no news, in a report from the television news filming Gare d'Austerlitz on the striking railway workers. She decides to go looking for him.

L’avis du festival

Nadia et les hippopotames, écrit dans un souci de véracité sociologique (Philippe Corcuff, auteur d'une thèse sur le syndicalisme cheminot, a participé à l'élaboration du scénario, d'autres travaux universitaires ont été sollicités en appui, d'anciens grévistes ont apporté leurs conseils et ont joué comme figurants) nous fait pénétrer dans l'action collective de la grève sans rien sacrifier de ce qui relève de l'histoire individuelle. L'imbrication de ces deux niveau donne au film une grande densité humaine ; rien n'est celé ni des tensions, ni de la fatigue, ni de la tendresse ou de la solidarité. En toile de fond : la mythologie cheminote, évoquée par un syndicaliste parlant de son père, vieux cégétiste ; l'image vient en contre-point du discours et en renforce l'acuité : les scènes de brasero, cœur de l'action où s'avoue la fatigue, où s'échangent plaisanteries et confidences futiles mais aussi où s'élaborent alliances et stratégies, dispensent à la fois lumière et chaleur tant aux corps épuisés qu'à l'action collective. Nous sommes au croisement : de l'intime et du politique, de l'individu et du groupe, des différents statuts du monde du travail . Le film nous donne, non seulement à voir, mais à vivre cette diversité.

Anne-Marie Poucet, vice-présidente des JCA

La durée

100‘
Fiction
Long métrage
Tous publics / U - Universal / G
France · 2000 · Couleur

Scénario Dominique Cabrera, Philippe Corcuff · Photographie Hélène Louvart · Montage Sophie Brunet · Son Xavier Griette · Musique Béatrice Thiriet · Production Gilles Sandoz · Avec Ariane Ascaride, Marilyne Canto, Thierry Frémont, Philippe Fretun

Contact distribution Diaphana Distribution

La carrière du film
  • 1999 Festival de Cannes - Sélection Officielle
Les projections
Les projections (édition en cours)
41
18 novembre 2021

14:00 > 15:55
vendredi12

    le même jour
    samedi13

      le même jour
      dimanche14

        le même jour
        lundi15

          le même jour
          mardi16

            le même jour
            mercredi17

              le même jour
              jeudi18

                le même jour
                vendredi19

                  le même jour
                  samedi20

                    le même jour