Résidence d’écriture 2022

Pour la première fois, le Festival International du Film d’Amiens, EuroDoc et le Centre Culturel de l’Abbaye de Saint-Riquier, avec le soutien du département de la Somme, organisent une résidence d’écriture à l’abbaye de Saint-Riquier, du 1er au 7 août 2022. Une démarche professionnelle pour aider les jeunes créateur.ice.s d’aujourd’hui à être les futurs talents de demain.

Cette résidence d’écriture souhaite accorder à cinq cinéastes, répondant à des profils régionaux comme internationaux, un cadre calme et privilégié pour écrire, au sein de l’abbaye de Saint-Riquier, classée monument historique, joyau du département de la Somme qui offre espaces de travail et de nature. Elle concerne des cinéastes travaillant sur un premier ou second long-métrage, à toutes les étapes possibles du projet. Cette semaine sera ponctuée par des temps d’écriture en solitaire et par des moments de travail en collectif, encadrée par le réalisateur Dominique Choisy.

Le choix d’un petit groupe pour cette résidence d’écriture permet concentration et tranquillité mais aussi échanges riches et constructifs, sans oublier les moments de convivialité et de détente. Les structures à l’initiative de cette résidence ont pour volonté de prendre en charge les voyages des résident.e.s, leur hébergement mais aussi leur repas.  Une formation au pitch doublera cette accompagnement et formation à l’écriture de leurs scénarios et débouchera sur une session de pitchs de leurs projets au sein du Festival International du Film d’Amiens devant des professionnel.le.s.

La résidence s’achèvera sur une séance, programmée et accompagnée par les résident.e.s, pour le public de Saint-Riquier, le 6 août en soirée.

Les résident.E.s 2022 :
<strong>Seydou Cissé</strong><br>
Seydou Cissé

Seydou Cissé est diplômé du Fresnoy-Studio National des Arts Contemporains de Tourcoing- France et du Conservatoire des Arts et Métiers Multimédias de Bamako-Mali. Membre artiste 2018-2019 de la Casa de Velasquez, l’académie de France à Madrid. Originaire du Mali, son travail est largement influencé par la culture ancestrale du pays, ses traditions, ses superstitions, mais aussi les mutations diverses que l’animisme a connu au contact d’autres culture. Dans ses productions, il mêle les temporalités et invite à un voyage dans l’univers des textures et des couleurs, appréhendées comme des éléments à dompter. Pour cela, il emploie différentes techniques et supports, faisant ainsi de la matière l’élément structurant de nombre de ses travaux. À l’écoute des question posées par la société traditionnelle africaine et les mystères liés aux sciences occultes, ses œuvres accordent une place centrale à la nature, à la société et aux pratiques employées par l’homme pour se connecter au monde mystique. Rituels, sacrifices, incantations et gris-gris entrent ainsi en dialogue avec la technologie et les nouveaux médias, comme dans son film Faraw ka taama, où il souligne les similitudes entre l’animisme et le monde de la vidéo d’animation. À travers l’exploration de nombreux médias, tels que la vidéo, le cinéma , la peinture, la photographie ou les installations, il interroge en somme une problématique centrale : qui, de la nature et de la technologie, est finalement au service de l’autre ?

Filmographie : Taamaden (long-métrage – 2021), Faraw ka taama (court-métrage – 2012).

<strong>Olivier Lallart</strong><br>
Olivier Lallart

Réalisateur passionné par l’image et les nouvelles technologies, Olivier réalise de nombreux courts-métrages dont la trilogie We feel en 2011, Ex Nihilo en 2012 et en 2013 White Swan. En 2015, il réalise Garçon !, un court-métrage avec Bastien Ughetto et Dominique Thomas, qui connaît une belle carrière en festivals et est acheté par OCS. En 2019, son moyen-métrage PD, qui traite de l’homophobie, remporte de nombreux prix et sélections en festivals et connaît un succès public et médiatique retentissant. Le film cumule plus de 4 millions de vues sur Youtube et est projeté à l’Assemblée Nationale devant des ministres et députés. Il est également très diffusé dans les établissements scolaires pour sensibiliser les jeunes.

Filmographie : PD (court-métrage – 2019), Garçon ! (court-métrage – 2016), White Swan (court-métrage – 2013), Ex Nihilo (court-métrage – 2012), We Feel (court-métrage – 2011).

<strong>Nakita Lameiras Ah-Kite</strong><br>
Nakita Lameiras Ah-Kite

Née à Macau en 1986, Nakita réside en France depuis 1995. Issue d’une formation initiale en études cinématographiques, elle a réalisé à la suite de ses études des essais documentaires et des vidéos expérimentales. Cherchant du regard les soubresauts du réel, elle était dans un sentiment d’incomplétude car voulant s’extraire des images pour renouer physiquement avec le vivant. Elle a alors entrepris des études de paysage à l’ENSP Versailles- Marseille qui lui ont permis par une approche à la fois de terrain, de recherche artistique, de dessins et de conception de compléter un savoir-faire et un savoir-voir. La part du vivant qui travaille et fabrique un paysage, tant par l’homme que par les forces naturelles, est devenu le centre de mon intérêt. Aujourd’hui, elle est sur l’écriture d’un long-métrage documentaire d’animation sur des usages particuliers dans un parc chinois.

<strong>Hadrien Langue</strong><br>
Hadrien Langue

D’abord passionné de musique, j’ai étudié le solfège et la pratique de la guitare classique, avant de rejoindre la fac d’Arts d’Amiens. Ma sensibilité musicale m’oriente tout de suite vers l’étude de l’importance du son au cinéma. Je termine mon parcours théorique par un mémoire de recherche qui porte sur l’utilisation de la musique comme élément de narration dans Il était une fois dans l’Ouest et 2001 : l’Odyssée de l’espace. J’ai écrit et réalisé ça et là des films pour me faire la main en autoproduction, puis j’ai déposé mon projet Soliloque à la dernière commission Émergence de Pictanovo. Je cherche aussi des financements pour Mascotte, un court-métrage d’animation co-écrit avec Richard Palm (Le bas-côté). Depuis fin 2020 j’écris un long-métrage de 110 pages, dont j’entame la deuxième version.

<strong>Callisto Mc Nulty</strong><br>
Callisto Mc Nulty

Callisto Mc Nulty est née à Paris en 1990. Elle a été membre-artiste de l’Académie de France à Madrid (Casa de Velázquez) en 2020-2021. En 2017, elle co-réalise avec Anne Destival Eric’s Tape (74’, avec Eric Bauer, William Furlong et Colette Lumière), présenté dans le cadre de l’exposition Grand Trouble à la Halle Saint Pierre à Paris. En 2019, elle réalise le film Delphine et Carole, insoumuses. Le film est diffusé par la Lucarne d’Arte et sélectionné dans une trentaine de festivals internationaux (Forum – Berlinale, FID-Marseille, Doc Fortnight — MOMA, Festival International de Jeonju, etc.). Il reçoit sept prix dont une étoile de la Scam et le prix meilleur documentaire français par le Syndicat Français de la Critique du Cinéma. Depuis 2019, elle propose, avec Émilie Notéris, plusieurs performances et une vidéo We will cut you (22’) qui mêlent lectures de textes et montages d’images d’actualité (Centre Pompidou, Les Laboratoires d’Aubervilliers, UnionDocs à NYC). Elle est l’autrice et l’éditrice de plusieurs ouvrages, notamment From Spring to Spring, (éd. Chanoises Productions, 2022), Le Géant endormi – Brad Holland (éd. Cahiers dessinés, 2021) et de SCUM Manifesto (éd. NAIMA, 2018).

Filmographie : Pénélopiade (court-métrage – 2022), We Will Cut You (court-métrage – 2020), Delphine et Carole, insoumuses (long-métrage – 2019), Eric’s Tape (court-métrage – 2017).

L’intervenant 2022 :

Dominique Choisy, réalisateur et scénariste

Dominique Choisy est un ancien étudiant de l’Institut des Hautes Études Cinématographiques (I.D.H.E.C). Après quelques courts-métrages, il réalise trois longs-métrages de fiction : Confort Moderne (2001), Les Fraises des bois (2011), Ma Vie avec James Dean (2018), et un long-métrage documentaire Les Mots de Taj (2021). Il est également professeur associé à l’UFR Arts de l’Université Picardie Jules Verne en scénario et réalisation, et anime un atelier d’échanges et de projets pour professionnels au Ciné St-Leu à Amiens. Il est membre de la commission documentaires en Normandie (Normandie Images) et parfois pour les fictions longs métrages en Hauts de France (Pictanovo). Il est membre du SCA (Scénaristes de Cinéma Associés).

Il travaille actuellement sur la préparation de son prochain long-métrage de fiction, Les Mains d’Eddy, soutenu à l’écriture par la Région Hauts-de-France et Pictanovo, et primé par Beaumarchais-SACD.

Les partenaires 2022 :